LES SABLES DU RAJAHSTAN

Publié le par baluchon

L' eternel retour

Beaucoup de voyageurs quittant l inde se jure de ne plus jamais y mettre les pieds, et puis un beau jour plouf revoila ces memes pieds plonges dans les bouses sacrees des vaches indiennes.
Pourquoi revenir dans ce pays finalement peu hospitalier ? Pays lourd, oppressant, suffoquant, etouffant, ecrasant. Dans les rues, pauvrete, salete et  maladie marchent main dans la main sans se cacher.
 Alors pourquoi ne pas plutot se la couler douce sur les plages thailandaises et choisir a nouveau la fievre indienne?

Serait ce une forme de masochisme? Besoin de se prouver qu on peut le refaire? Soif non appaisee d une quelconque solution spirituelle? Besoin de s'extirper des filets pernicieux de notre societe gloutonnante? Alternative exotique a la seculaire morale judeo-chretienne? Un melange de tout ca surement.

Ce serait un peu comme un film complexe vu une premiere fois avec plaisir mais sans en comprende le sens profond , cache. On a la desagreable impression d' avoir manque quelque chose, on rentre chez soi plein de belles images mais legerement trouble par une sensation d inacheve. Alors on y revient, on le revoit avec une attention plus soutenue, on se focalise plus particulierement sur certains passages.
Mais, finalement, comme un film de Lynch,  meme apres la deuxieme seance, on n'y comprend toujours rien...

Bikaner et le desert de Thar

Une nouvelle fois, les charmes de Dehli ne m'ont pas subjuge. J y suis quand meme rester quelques jours entre le quartier insupportable de Pahargang ou touristes et  indiens se melent dans une sphere commerciale insipide, Old dehli et son vacarme gigantesque.
New dehli est finalement la partie de la ville la plus agreable avec ses grandes alles de flamboyants fleuris et ses nombreux parcs d ou emergent les megalomanes tombeaux Moghols. Mais pas de quoi y passer sa vie donc ouste, on refait son sac, on vire ses vestes, gants, echarpes aux fraix parfums caucasiens et on file plein sud vers le Rajahstan. 

Le Rajahstan, pays au desert aride, palais somptueux,  marahadjah a moustache en spirale, guerriers farouches aux sabres courbes, histoire de princesse, de harem, de fakir en lotus sur une planche cloutees...Tout cela n est pas seulement enfermes dans des page de contes fabuleux..

BIKANER en est l'exemple, cite aux portes du desert, elle concentre toute l ame rajpoute.



Et apres les neiges caucasiennes, rien de tel que trois jours dans le sable pour retrouver un peu de chaleur.




Evidemment le meilleur moyen de se promener sur les pistes du desert  est le dromadaire, et, c est pas une mince affaire. Cette brave bestiole, l air si paisible dans le jardin du chamelier s est averee nettement plus brutale au contact d' un posterieur blanc et novice.
Le pas du chameau est lent, trop lent, on a ainsi tendance a vouloir accelerer
 le rythme mais l animal n est pas du meme avis et vous le fait vite comprendre. Ok . Il faut donc accepter cette lenteur et le drom de son cote accepte ce cul etranger et petit a petit les rythmes s harmonisent...
On se laisse alors bercer par cette lenteur, un silence parfait,  horizon invariable, juste quelques antilopes, renards ou chacals viennent de temps a autre troubler cette hypnotisante marche.
Les premieres heures sont plutot desagrables, disons qu une bosse de dromadaire n' est pas aussi confortable que le fauteuil d une salle de cine mais on s'y fait (helas au bout du troisieme jour !).
La pause de midi fait du bien mais tandis qu on reve d un peu de fraicheur pour guerir de ces 50 degres, on se rend compte avec sueur qu'il faut ingurgiter lentilles+riz+patates+pain,le tout bien epice et bouillant...Pendant la sieste digestive sur le sable, reves de douceurs oceanes, d'huitres sur le port de Cancale, de baignade au vallon des Auffes, d'un lac de Haute Corse bien gele.
Mais le cri rauque du chameau met fin a toutes ces fraiches utopies et le convoi transpirant repart.
   


Le soir, impossible de dormir au sol, faute aux reptiles endemiques, la nuit se passera donc sur la charette entre le chammelier et son pere, colles tous les trois sous une couverture , ah la proximite indienne!
Mais la belle etoile tient ses promesses, les feux celestes s'allument peu a peu, les villes galactiques se reveillent, un homme enturbanne sur un chameau aile descend de l infini, ses poings serres s'ouvrent liberant une fine poudre dore, le mar...chand...de.....sable...zzz...zzz...

 

 

 Mais: le rajahstan n est pas qu un desert monochrome, il y a aussi 

  
des couleurs...

 

 

 

 






























Des palais,













Non ca c est le dos du Taj mahal, c est pas du tout au rajahstan mais il fallait bien le placer quelque part


















Et des animaux sacres: l 'arbre nauseabond des chauve souris geantes d'Udaipur, le temple aux rats de Deshnoke et le lac aux poissons chats de Jaisalmer.



















Le temple aux rats sacres. Des miliers de rats circulent dans le temple, les habitants du village maintiennent qu a leur mort ils se reincarnent en rat et que vise et versa, a chaque rat qui meurt, ne un enfant...Cycle basique et peu ambitieux. Du coup, a l interieur du temple, les indiens preparent dans les cuisines de veritables festins pour leurs collegues rats et, alors que des mendiants crevent la dalle a l'exterieur du temple, les rats se gavent de yahourts, riz, plats cuisines en tout genre et meme de patisseries...
Le petit probleme pour le visiteur occidental qui associe encore le Rat a une symbolique populaire pestifere   (meme si Ratatouille a reussi a rehausser un peu cette sale image), c est qu il faut se dechausser a l entree du temple et se convaincre alors que le rat qui vous monte dessus n est autre que l ancien boulanger du quartier...et qu il faut le traiter avec respect... 

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F
Décidément les cousins Blairon ne tiennent pas en place ! D'ailleurs nous avons décidé de changer d'air nous aussi ! Bonne continuation .<br /> Bises
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T
Et pendant ce temps des Calédoniens se reproduisent...<br /> Lissakki l'est là !!!!<br /> Bisous des cousins de Nouméa
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